Je suis... (1) : l'expression d'un génome
- sarahhirschmuller
- 13 mai
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 2 nov.

Notre matériel génétique est ce avec quoi nous venons au monde, notre "terrain" : il détermine en grande part notre apparence, notre tempérament, nos goûts et dégoûts, nos attirances, mais aussi notre santé physique et psychique.
Nous lui devons nos qualités innées, certains de nos talents – ceux dont les bonnes fées de la loterie génétique nous ont dotés... mais aussi nos fragilités structurelles et nos défauts... "naturels" !
Une partie des souffrances psychiques vient de ce que nous méconnaissons cette part inaltérable en nous : nous passons parfois des années à essayer de changer ce qu’on ne peut pas changer. En vain ! Et encore, si ce n'était que nous ; mais parfois ce sont nos parents, notre partenaire de vie, notre milieu social ou notre culture qui nous mettent en tension perpétuelle en exigeant de nous l'impossible.
Car nul ne peut modifier une nature sauvage, ni la dompter. On peut seulement tenter de la connaître et de l'apprivoiser, avec patience et respect, et espérer vivre un jour en bonne intelligence avec elle.
Une partie de la thérapie consiste purement et simplement à se connaître et à s'accepter.
Une fois cela acquis, nous avons certes une petite marge de négociation avec... qui nous sommes. Nous pouvons changer la couleur de nos cheveux, tenter de prendre ou de perdre du poids, des muscles – hélas en général pas pour longtemps –, travailler notre désir pour l'infléchir dans un sens où un autre, soigner ce qui peut l'être... Mais sans perdre de vue que la marge est étroite et que le natif en nous est une expression du vivant même et qu'à ce titre il est sage de le traiter avec reconnaissance et respect.
Il arrive aussi que le chemin thérapeutique révèle certains talents innés que nos conditions de vie ont méconnus ou étouffés. Les faire naître et les laisser s'exercer est alors un bienfait en soi.
Ici, pas de méthode attitrée, sinon l'introspection et l'observation de soi-même... sans jugement, ni a priori, ni appréhension.
Imaginez que vous êtes seul sur une île déserte et que vous croisez un animal sauvage. Qu'il s'agisse d'un adorable écureuil, d'un guépard menaçant ou d'un lézard placide... Qu'auriez-vous de mieux à faire que de tenter de l'apprivoiser ? Cet animal, c'est vous. Vous n'avez rien de mieux à faire que d'apprendre à vivre en bonne intelligence avec le charmant et difficile animal que vous êtes.


