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Prendre soin de soi (2) : entre rigueur et indulgence, trouver son chemin

  • sarahhirschmuller
  • 31 oct.
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 1 nov.

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"A partir de maintenant, je prends soin de moi !"

Très bien. Mais prendre soin de moi, c'est quoi ? Me désabonner de Netflix qui me prend toutes mes soirées ? Ou au contraire m’accorder un petit week-end de binge-watching ? Me remettre au sport ? Un peu, beaucoup ? À partir de quel moment est-ce trop ? Parvenir (enfin !) à perdre du poids ? Ou me laisser tranquille (enfin !) avec mes kilos en trop ?  M’offrir un petit cadeau ? Ou m'interdire une nouvelle dépense compulsive ? Boire un verre de vin ? Ok, mais pas tous les soirs. Et pourquoi pas tous les soirs ?Et caetera. Entre détente et rappel à l'ordre, laxisme et discipline, nous oscillons, incertains de bien faire. Toutes les pentes sont glissantes.


Adulte, enfant intérieur : qui prend soin de qui ?

Quand tout va bien, tout va bien : on prend soin de soi en adulte. On fait au mieux avec qui on est, ce qu'on croit bon, les ressources dont on dispose et les leçons reçues de la vie. 

Mais quand la vie nous éprouve, il arrive qu'on régresse. On oublie les acquis récents, on n'a plus la force de penser ni d'élaborer, on se replie sur nos automatismes. Prendre soin de soi se réduit alors aux recettes apprises dans l'enfance : celles – bonnes ou mauvaises – que prônait notre culture familiale, mais aussi celles, si étranges soient-elles parfois, qu’on a trouvées à l'époque pour s’adapter et passer entre les gouttes du malheur.

Et cela, on le fait en toute bonne conscience : en croyant bien faire ! On s’accorde des permissions toxiques, des indulgences complaisantes, ou au contraire on s’inflige des disciplines trop sévères, des tensions inutiles, et parfois même quelques cruautés. On se traite et se maltraite en écho avec les soins reçus dans l'enfance, avec en prime un sentiment confus d'impuissance – puisqu'au fond ce n'était pas nous, alors, qui décidions. Et ce n'est toujours pas nous aujourd'hui quand, inconsciemment, nous suivons les anciens rails. Nous le sentons confusément, et cela nous rend malheureux. Une ombre de chagrin s'insinue au cœur même de nos tentatives pour aller mieux. 


Que faites-vous quand vous êtes triste ?

Tu es triste ? Oh mon petit chou, tu n'iras pas à l'école aujourd'hui, tu resteras avec moi.

Tu es triste ? Tu n'as aucune raison d'être triste, tu es tellement gâté ! Moi à ton âge...

Tu es triste ? C'est encore à cause de Victor ? Demain à l'école tu l'attrapes et tu lui fous une beigne.

Tu es triste ? Pleure un bon coup ça te fera du bien.

Tu es triste ? Ne pleure pas, viens, maman va t'offrir un jouet.

Tu es triste ?  Tiens, une taloche, comme ça tu sauras pourquoi tu pleures. 

Tu es triste ?  Va faire un tour ça te changera les idées.

Tu es triste ? Fais comme papa, bois un coup.

Tu es triste ? Vite, chez le docteur !

Tu es triste ? Vite, un esquimau.

Tu es triste ? Fais-pas ta mauviette, tu ne vas pas te mettre à chialer non plus ?

Tu es triste ? Mais non, tu es juste fatigué.

Tu es triste ? Et moi, tu crois que je ne suis pas triste peut-être ?

Tu es triste ? Arrête avec ça, tu m'énerves à la fin.


Vous pensez que ce sont là des exemples de dialogue entre un enfant et un parent plus ou moins bien ou malveillant ? Non, ce sont des dialogues entre vous et vous-mêmes. Pour la plupart d'entre nous, nous nous administrons plusieurs de ces recettes, plusieurs fois par jour, parfois sans le moindre souci de cohérence entre elles. Certaines sont héritées des préceptes parentaux. D'autres, nous nous les sommes inventées tous seuls, comme des grands.

Y a-t-il quelqu'un à bord pour poser la bonne question ?


Tu es triste ? Que se passe-t-il ? Raconte-moi...

 

Reprendre la main sur le soin de soi

Prendre soin de soi en adulte, c'est prendre le temps de se pencher sur soi – "soi", cet être singulier dont nous sommes le responsable exclusif et que nous connaissons souvent très mal. Se mettre à l'écoute de soi. Le faire vraiment, de tout son cœur, sans impatience – ce qui n'est pas toujours facile. Avec l'attention et le respect que vous ne refuseriez pas à votre propre enfant. Supporter sans agacement sa propre souffrance, tout en veillant à ne pas la noyer trop vite dans des plaisirs compensatoires. De rares élus ont appris de leurs parents cette recette-là. Je ne sais pas si on peut l'apprendre seul, de soi-même, si aucun autre en face de nous n'est jamais venu nous poser la question magique : tu es triste ? Que se passe-t-il ? Raconte-moi. En thérapie nous posons la bonne question, encore et encore, jusqu'à ce qu'elle vous devienne une seconde nature – jusqu'à ce que vous apprivoisiez l'animal sauvage que vous êtes et que personne au monde ne sache mieux que vous ce dont il a besoin et comment le lui apporter.

 
 

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